Autisme et handicaps associés

Une personne sur 50 dans le monde pourrait recevoir un diagnostic d’autisme. Pour une raison encore indéterminée, les garçons sont diagnostiqués dans une proportion 4 fois supérieure à celle des filles.


Trouble du spectre autistique:

L’autisme est considéré actuellement comme un trouble neuro-développemental aux origines multifactorielles, notamment génétiques.

La notion de spectre de l’autisme tente de refléter l’hétérogénéité clinique de l’autisme et la variation du degré de sévérité des symptômes. Les classifications et le diagnostic de l’autisme sont en constante évolution.

Les troubles du spectre de l’autisme sont intégrés au sein des troubles neurodéveloppementaux, au même titre que les troubles de l’attention, du développement intellectuel, de la motricité, de la communication et des apprentissages.

Le neurodéveloppement désigne l’ensemble des mécanismes qui vont guider la façon dont le cerveau se développe, orchestrant les fonctions cérébrales (fonction motrice, d’intégration sensorielle, langagière, émotionnelle, de raisonnement, comportement, etc.).

Selon le DSM-5, classification diagnostique de référence, le TSA est caractérisé par deux dimensions symptomatiques appelées « dyades »:

  • Déficit persistant de la communication et des interactions sociales observés dans les contextes variés ;
  • Des comportements, des intérêts ou des activités restreints et répétitifs.

À ces deux caractéristiques du TSA sont associés plusieurs niveaux de retentissement :

Niveau 1 qui requiert un soutien,
Niveau 2 qui requiert un soutien important,
Niveau 3 qui requiert un soutien très important.


Diagnostic:

Le diagnostic est clinique. Il est basé sur une évaluation multidimensionnelle, détaillée et individualisée, portant sur les différents aspects du développement et du fonctionnement de l’enfant ou de l’adulte et sur son environnement, dans des contextes variés.

Il repose sur :

  • des observations directes et indirectes recueillies auprès des proches de la personne, en particulier ses parents, mais aussi auprès des professionnels et de l’école.
  • des tests standardisés appropriés à l’âge de la personne, à son profil de développement (exemple : langage, motricité…), à son comportement et au contexte de passation tout en privilégiant les tests et échelles validés (recommandations de la Haute autorité de santé HAS).

Cette évaluation relève d’une démarche coordonnée entre la personne, sa famille et les professionnels concernés.


Les handicaps associés:

Pour considérer plus globalement les difficultés que peuvent rencontrer les personnes autistes et leur famille, il est important de prendre en compte non seulement l’autisme mais également les handicaps associés.

Il peut s’agir de comorbidités tels qu’un trouble attentionnel avec ou sans hyperactivité, un trouble anxieux (ex: le trouble anxieux généralisé), un trouble bipolaire, un trouble schizophrénique à l’âge adulte.

Par ailleurs, il est possible également d’avoir des difficultés cognitives soit sous la forme d’un déficit intellectuel, soit d’un trouble dysexécutif (difficulté pour planifier les tâches ou de mémoire de travail).

Il est à noter que certaines personnes autistes peuvent avoir des compétences cognitives hors du commun, par exemple en mémoire de travail, en capacité de discrimination et de perception des détails.

On retrouve également fréquemment en comorbidité l’épilepsie, des problèmes gastro-intestinaux , des troubles alimentaires et des troubles du sommeil.

Le Syndrome d’Ehler Danlos fait également parti des comorbidités que l’on peut retrouver avec l’autisme.

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